LE BESOIN D’ÉCRIRE

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Depuis ce matin je n’ai fait qu’écrire devant mon PC. Certains trouveront cela ennuyeux, d’autres penseront que j’aurai pu aller respirer l’air frais. Et c’est vrai. Mais cette envie d’écrire était plus forte que moi, quand elle me prend comme ça, comme une drogue je m’y réfugie et j’écris, j’écris sans pouvoir m’arrêter.

J’ai continué vos mantras, et j’ai aussi fait des pauses pour écrire pour moi.

Ecrire est tellement vital pour moi. Mais aujourd’hui, je ne sais pas si c’est parce que c’était la nouvelle lune en poissons, parce que Mars et Uranus veulent arranger les choses, ou bien parce que Mercure rétrograde, peu importe la raison, écrire n’était plus seulement devenu une passion, mais un besoin vital, comme si je n’allais pas pouvoir survivre à cette journée sans écrire et poser mes mots, que dis-je, mes maux, sur le papier, ou plutôt sur l’écran.
Je me suis alors revue, adolescente, un peu perdue, à écrire des pages et des pages, pour me recentrer, pour me réancrer, pour mieux m’aligner avec mon être, et pour trouver les réponses que je ne trouvais pas à l’intérieur de moi-même à l’époque.

Et l’adulte en moi aujourd’hui est un peu retournée dans cette partie de ma vie. Partagée entre des émotions trop diverses, l’envie de partir en voiture dans un bois seule avec moi-même, l’envie de partager du temps en famille, mais aussi l’envie d’être seule dans mon lit. L’envie de faire du sport, de faire bouger mon corps, et à la fois l’envie d’être immobile sans avoir à bouger de mon fauteuil, juste en bougeant mes doigts sur mon clavier.
Partagée entre les émotions qui s’amusaient à faire naviguer mon mental sur des montagnes russes, j’ai très vite senti qu’il m’était nécessaire de mettre un peu d’ordre dans tout ce brouillard.

J’ai continué vos mantras, et puis je me suis un peu plus recentrée sur moi.

En regardant vos photos, je me suis comme d’habitude, vue aussi en miroir. On aura beau être différents, c’est fou ce qu’on se ressemble parfois. C’est quand même dingue de se dire que finalement on est tous une parcelle de l’autre, et que cela nous plaise ou non, la vie a mis sur notre chemin des personnes pour une certaine raison.

Mais je divague, et je pars dans tous les sens. C’est ce qu’on me reproche depuis l’enfance. « Marjorie , recentre-toi, tu rêves trop ». Ah ça oui , je rêvais oui, nuit et jour, et la nuit c’était un peu plus noir parfois que le jour. Mais qu’importe, les rêves m’en disaient bien plus sur ma vie que les gens qui ne rêvaient plus ; et même si parfois ce que je croyais être des cauchemars, n’étaient que des miroirs de l’ombre qui me guettait, même si parfois j’aurai préféré arrêter de voir pour ne plus avoir à croire que la folie m’avait gagné, en grandissant j’ai compris que je pouvais vraiment me sentir chanceuse de tout cela. Et tout ce que je ressentais, c’était juste une parcelle de ce que vous ressentez.

Alors je m’estime heureuse, parce que même si ces jours-ci la fatigue est intense, même si cette lune que j’aime tant me ramène à une transformation qui me donne des claques à grand coups de pourquoi, et même si j’ai un peu peur parfois, tout comme vous, je continue mon chemin, et j’ose espérer que demain sera un nouveau jour plus serein.

Les émotions, c’est comme du cristal, ça peut se casser en morceaux si on n’en prend pas soin, et pour récupérer les morceaux, et tout reconstituer, ça peut prendre des années. Peut-être qu’un jour en déménageant on peut se surprendre à retrouver un morceau d’émotion coincée entre la porte d’entrée et la chambre à coucher.
Je commence à apercevoir une nouvelle page qui s’ouvre et que je laissai encore fermée, de peur de ne la lire trop vite. Vous savez, comme quand on a presque fini un livre et qu’on redoute la fin, qu’on sait qu’elle arrivera un peu trop vite.
Eh bien cette émotion est venue frapper ce matin, quand je me suis retrouvée devant l’écran en écoutant la musique sans m’arrêter, et en écrivant toute la journée.

Je n’ai pas encore toutes les réponses, peut être que je ne les aurai jamais, mais je m’en vais retrouver ma famille, et laisser l’émotion redescendre, elle dansera lentement, doucement, en me faisant vibrer de l’intérieur, comme si ma main tremblait de bonheur.
Et je vois que j’observe de nouveaux horizons, et cet œil devant moi qui me regarde, et qui me guette, en me disant d’écrire en fermant les yeux, me fait découvrir le pouvoir de raconter ce qui me vient par la tête sans y penser.

Danse pour moi chère émotion, et on se retrouvera ce soir au pays des rêves, quand je serai face à toi pour une nouvelle trêve.

Alors j’en retiens, que l’avantage, quand on part dans tous les sens, c’est qu’il y a toujours une direction que l’on peut choisir, on ne risque pas de se perdre finalement. L’avantage quand on rêve jour et nuit, c’est qu’on a plus de chance de faire de nos rêves la vraie vie.
L’avantage de se connecter à soi, c’est qu’on ressent la vie au plus profond de notre corps et de notre âme, et que ça, rien ni personne ne pourra nous l’expliquer aussi bien que nous-mêmes. Notre prisme de la vie, l’honneur de vivre en se reconnectant à soi-même, en se cherchant au plus profond de soi, en gardant en tête que la vie nous apporte sont lot de responsabilités, mais qu’à travers ce prix à payer, c’est du bonheur de chaque instant qu’on peut vivre , libérés et prêts à continuer…

Ne laissez jamais personne vous dire ce qui est « mieux » pour vous-même, parce que vous seul détenez la réponse. Ne faites pas l’erreur d’écouter les autres, même les amis, écoutez-vous, suivez votre intuition, suivez vos rêves, suivez vos propres pas, et alors votre âme vous remerciera…

Et vous, est-ce que vous partez dans tous les sens ? Est-ce que la vie vous apporte son lot d’émotions jour et nuit ? Est-ce que l’hypersensibilité fait partie de votre vie ?…

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